samedi 30 avril 2011

... I weave for you





Stay away from me now















Trop fatiguée, trop vidée pour peaufiner
Maintenant c'est fait
Manque une page
Une seule
Et je refermes ça
J'espère...
La cruauté du père, ça traîne toujours avec soi.

Soledad

That's it.

It's time.

There is the roar of the waves tonight, acceleration of marine breath, palpitations.

I have the ocean in my whole body.

It's time.
The piece of tissue slides, ends curled up on the floor.

I listen. I watch.

It hurts.


I bump into the lamp, and I'm flotting on the walls, the floor above.

I don't unfold the couch.
I never unfold it.


J'éteinds.

I feel your absence.
Too strong.

It takes all the space.

She pushes me out of bed.

I turn on the belly.
I grabbed my pillow.
Both hands.

Your absence push me on the side.


I melt my legs in my blanket.


I don't know if your ghost could disappear.





Je m'endors toujours avant de le savoir vraiment.

vendredi 29 avril 2011

Home


Mes panneaux à la terrasse, home made évidemment, avec tissu indonésien, coton et lin, en cours de finissage, j'attends désespérément ma machine à coudre.

Un post avec photo pourrite juste parce que je peux l'envoyer de chez moi

And... I miss u...



I remember when I saw your face in a dream
I remember when I saw you for the first time
Exactly the same

Just a fucking emotionnal storm...
A moment where my heart's colors changed
Where every little details made me feel unreal

Crunch Me ou l'origami qui se mange

Avant



Après



Samoussas maison que j'en ai plié des tonnes en toute une après midi pour une soirée.
Ce qui m'arrangeait bien, j'ai des phases de Cuisinite Aigüe, plutôt chroniques d'ailleurs hum... (c.f. Pushing Daisies <3 )

Les Samoussas donc:
Fromage/pomme de terre/cumin et poulet/coriandre/curcuma avec et sans piment

Je vais balancer mon adresse de blog cuisine, faire des photos moins dégueulasses, et arrêter de faire baver sans donner les indications pour faire pareil à la maison.

Je peux dés demain, j'ai 26 ans une semaine à l'avance apparemment, donc enfin de quoi me connecter depuis mon chez moi.
Retour à la vie moderne!

Un peu classe, un peu décontract', le soucis du détail et surtout des matières aussi naturelles que possible



Deux jeans récupérés pour en faire un fute bien large comme j'aime, mais qui souligne la taille, avec quelques pinces sur les jambes devant (en tête les pantalons japonais)

Un sac que je traînes depuis la Thaïlande que j'ai réhabillé de lin à mon retour ici, avec un petit côté grunge, et une broderie sashiko avec le motif de l'eau.

Un corbak' découpé dans le latex cousu à l'arrache, et la ficelle qui pendouille tenait une plume de paon qu'il va falloir que je remettes... mon chat l'a un peu trop aimé.

Un kokeshi au crochet modèle maison aussi, qu'elle a même un beau noeud dans le dos.

Je ne les ai pas fait, mais j'aime tellement mes bracelets que je vais dire à quel point j'adore les bijoux vieillis, l'argent, le bronze, le cuivre, les machins qui font du bruit, avec des détails ciselés et une histoire.
Pourquoi la plupart des femmes courent après la grosse pierre qui brille ou réclament de l'or, je ne comprendrais jamais...

Bientôt, ce que j'ai fait d'un petit paquet de morceaux longs de nacre foncée et de clochettes ciselées aussi grosses qu'une noisette trouvées dans un magasin indien...


Gardien Volcan




Le mythe qui entoure les roux est tout aussi présent ici, un roux on appelle ça un gardien volcan
Une tenue de maloya croisée tenue de miko qui vibre au rythme du volcan
L'arc en ciel, c'est parce qu'à La Réunion, le métissage à donner la magnifique expression de Zenfants l'Arc-en-ciel pour parler des réunionnais

Maloya sa nou mèm mèm!
Plus que de la musique, plus qu'une danse...

(demain j'arrête le café et je dors plus... mieux... enfin je dors quoi)

mercredi 27 avril 2011

Eat me



Mon fondant chocolat au pandan (qui montre au passage que j'ai des progrès à faire en photo...)

Une petite douceur spéciale que je dois refaire demain pour souhaiter la bienvenue à la petite Naïa.

(Je suis censée avoir un blog cuisine pour ça, mais il est en jachère alors bon...)

Hold me




mmmh les crayons cires c'est rigolo mais il va falloir que je mettes la main sur une boîte de crayons aquarellables...

Hide me



mardi 26 avril 2011

Nattura





Un canal qui mène à l'un des bassins des Cormorans qui se situe dans l'Ouest de mon île
.
Une eau si fraîche que le corps tout entier frissonne profond à l'intérieur.
Un des lieux où la nature déploie sa chevelure transparente, au rythme des pluies.

Je rêves de l'Islande depuis longtemps.
L'air glacé, les tapis verts à perte de vue, le minéral titanesque, les sources pures, l'eau qui s'étend, et s'étend encore.
Le feu qui sommeille, les merveilles de l'océan.
Cet endroit sur terre me semble très proche de là où j'ai grandi, en plus attirant pour moi qui aime le froid.
La langue me paraît magique.

Encore toute imprégnée de La Route des Cygnes...
J'en arrive à rêver d'aurore boréale.

Il y a ce quelque chose qui palpite dans chaque feuille, dans chaque petite pierre, un quelque chose qui sommeille dans les tourbillons de l'eau, vrombissant au coeur de la terre, qui fait vibrer l'air dans le battement d'ailes des oiseaux et éclate dans la nuit noire quand les nuages découvrent le ciel.
C'est là que je vais chercher la douceur, le renouveau.

J'ai toujours aimé cette solitude là, celle que les Romantiques ont si bien saisi.

A whisper for answer...





4 moments croisés

Ce soir folle de douleur où j'ai marqué ma peau du signe du Bosquet comme une acharnée

Les pavés de l'époque des colonies de la Vavangue où les Cafres maintenus en esclavage portés les Blancs dans une chaise spéciale, à la force de leurs bras

Un instant précis où en pliant mon papillon de feuilles, les fourmis rouges ont recouvert mes pieds ce dimanche

Un moment où je me suis dissoute sur les pavés parisiens il y a quelques mois, approchant le boulevard Saint Germain...



Vue depuis mon oeuf avec des envies de jouer comme une enfant... effrayée comme une enfant...

Wyrd









Lift Me




lundi 25 avril 2011

The dress of tears






Un premier crayonné vite fait, parce que je suis aussi capable du pire.
En espérant être capable du meilleur...
J'y travaille en tout cas...







I am small


Ca date de 2008, un fond de tiroir, une feuille numérique parmi d'autres en faisant des études à partir d'une video-danse, Melody Box.

Là, je suis trop crevée pour dessiner correctement.
Et ça...

C'est tout... tellement tout...

Quand c'est sur le papier, ça n'est plus dans la tête



C'est comme les choses qu'on trouve sur le bord de l'eau parce que la mer trop agitée a tout fait remonter.
Ca revient, c'est fait pour revenir.
Ca me tire vers le fond.
Et puis je cherche le courant pour me porter.

C'est toute une vie de lutte et une solitude immense.
C'est mon inconscient qui a tout fait explosé dans ma tête d'un coup quand je suis devenue maman.
C'est revenir ici, dans cette île, revoir... ma famille...

C'est chercher la vibration qui porte au delà de tout ça
Loin, très loin de tout ça


dimanche 24 avril 2011

Chick

Mes oeufs façon patisserie orientale maison
Je devais faire les finitions à la Vavangue, j'ai oublié la pâte d'amande dans mon frigo...
Il devait y avoir de jolis noeuds dessus...
La frustration grave


Noisette/Fleur d'oranger/Miel


Coco/Pandan/Chocolat

Le plus apprécié au final, sans doute parce que le coco est une base pour des sucreries ici
Ceci dit, le Pandan c'est juste une tuerie donc bon


Amande/Cannelle/Sucre glace


Mon Wonderland : La Vavangue

Le lieu merveilleux où j'ai passé des heures entières toute seule à jouer à plier les feuilles, écouter les oiseaux, courser les papillons, attraper les grenouilles et chercher les lièvres qui s'enfuient dans les herbes depuis toute petite.












Couturage:

Un haut dos nu, col rond, ceinture plus large sur le devant, façon obi, le pan du bas étant de la récup' d'une jupe thailandaïse
Le bas, un sarouel fluide avec des fleurs de prunier rouge, avec une grande ampleur entre les jambes, presque comme une jupe









Des heures uniques à faire corps avec ce qui m'entoure, respirant pleinement.


Heart Crumbles





Quand j'étais enfant, on allait fêter mon anniversaire dans la forêt du Maïdo.
Les épicéas qui parlent d'ailleurs, immenses
Les filles de l'air avec lesquelles je jouais à Merlin
Les arums dans l'eau
Les petites pâquerettes sauvages blanches et roses
L'odeur envoutante, résineuse, humide, emplie de mousse et de lichen
Le murmure de l'eau
Le brouillard qui se lève

Mon coeur tremble
Le pourquoi des lignes qu'on prépare pour ma nuque

Je n'y suis pas retournée depuis 7 ans
J'attends

samedi 23 avril 2011

Wake up





J'avais un jeu quand j'étais petite que j'adorais
Défaire les pétales d'une fleur d'hibiscus, se mettre sur le nez le petit coeur, comme un nez de mousquetaire et jouer à se battre avec les pistils.
Perds celui qui voit le pollen s'envoler.

A pas feutrés...





In a room of Joseph Beuys, in Paris.
Happening... or not.


Et puis malgré moi une harpe est apparue.
Un rêve qui me travaille, une harpe médiévale en bois de pommier sur mesure, et apprendre avec patience...

Dolores...





Avec une révérence pour Pina Baush, Lhasa de Sela et Louise Bourgeois
Puis, à perte de vue...