Arrêter de faire des gosses, couper le courant, n'utiliser plus de gaz ni de pétrole. Couper mes bras plutôt.
Le lien...
Je vais en Belgique, je ne bois plus que de la bière dans ce cas sans doute, surtout à la cerise, du jus de cranberries, du lait de soja, ou autre végétal. Cacao amer avec purée d'amande, lait ou pas. Peut être coco. Songe. Manioc. Beurre de mangue. Menthe. Basilic. Persil. Aromatiques et médicinales. Fleurs pour les cosmétiques et comestibles. Céréales. En ce moment, envie de maïs, de riz, de blé. Fruit à pain... Papaye. Bananes mignonnes. Zatte. Jamalak. Les cerises de chez moi...
Mirabelles.
Sucre de canne roux.
Des oeufs mais moins c'est mieux.
Le poulet c'est pareil.
J'adore le poulet rôti.
Je laisses les blancs.
Je garde juste la carcasse.
Des pains. Des raviolis.
Des pâtes levées, ou pas, cuites à l'eau, au four.
Et quel four...
Riz. Beurre. Nam Pla.
Là, c'est paradis.
Surtout pas de saumon cru, sinon je meurs.
Ni de la dorade, du marlin, des élerons de requin ou quelques fruits de mer que ce soit.
(Non, je suis pas une loutre)
Eau.
Collection de sirops de fleurs.
Pot à caramels au beurre salé.
Potimarron.
Butternut.
Citron.
Pamplemousse.
Les fruits acides.
L'homme...
J'ai grandi au pied d'un murier que je partageai avec les martins tristes.
Une allée de pêchers aux fruits petits mais savoureux.
Mangues.
Il n'y a que la papaye que je mangeai mûre.
Les mûres aussi mais je les laissai aux oiseaux.
Ou je mangeais les goyages qu'ils laissaient.
Vertes. mais juste empreintes de soleil.
A peine rosée à l'intérieur.
Les multiples variétés...
Mon bonheur.
Le coeur au bord des larmes en Thaïlande.
Ces fruits, ces fleurs.
Même et différente.
L'eau de rose de ma grand mère, et son rouge à lèvres.
Bec Rose.
La roseraie maintenant, qui était l'espace où le mimosa reignait en maître.
Le soleil qui fait rougeoyer les côtes, les fissures, les herbes d'or, et les oiseaux qui sommeillent.
Le soleil... le mimosa en rayon qui s'étend à perte de vue, annonçant le jasmin de nuit et la citronnelle, voire le romarin.
Le miel précieux.
Le citron galet.
Le sourire de mon arrière grand père, sa canne.
La collection de cannes de mon grand père.
Ces chapeaux.
Les bras de l'homme où me cacher, vite.
Le coffre de la voiture.
Les caisses en plastique.
Les rivières dorées sous mes yeux.
La transparence.
La séve de certains arbres.
Plus brune, plus transparente, parfois arcquée de mousse ou de litchen.
Contemplation de la forêt des illusions.
Mon territoire nommé par mon frère.
J'étais souvent la seule enfant.
Zelda.
Aerith.
Vibration.
Pour rien au monde je n'aurai voulu avoir une autre vie.
Je savais déjà trop la pierre.
La lave grondante.
L'explosion du végétal.
Le grondement de l'océan.
La crue et la décrue de la ravine.
Mon arbre.
Tamarin.
Perché sur le bord.
Ma balançoire fantastique.
Ma hauteur.
Mon espace de contemplation.
J'ai connu trop tôt et la violence et la douceur absolue.
J'aime refaire parler les baies roses dans mes souvenirs.
Sous les branches de l'eucalyptus.
Cueillant une feuille du camphrier, casser doucement la feuille entre les doigts et porter aux narines.
Ennivrement.
Jasmin proche, mais trop lointain dans la nuit.
Mimosa.
Miss Acacia.
Aujourd'hui, j'attends mon jardin.
A semer, partout.
Ma harpe me manque sans même l'avoir déjà dans les bras...
Alors je fais vibrer la corde sensible de l'arbre.
Plein coeur.
Le hêtre me transporte.
Je retourne à mon banian.
Ma plage aux oiseaux.
Je suis dans l'eau, dans l'écume qui éclabousse la lave.
Et je tombes une chute sans fin.
Je ne m'écroules jamais.
Je remontes.
J'ai soif.
L'un des chiens ici, bois.
Je viens de mettre de la cendre dans ma bière.
Je m'empêche seule d'abuser des choses néfastes à force d'attention.
C'est toujours très drôle.
Je me surprends à retrouver la nymphette.
Contemplative mais présente.
Ou ailleurs, dans les arbres.
Entre deux notes.
Cachée sous un casque.
Derrière un crayon.
Dans le pli d'un sac.
Dans le cheesecake à la fraise, fait au crochet, qui sert d'éponge.
Dans la nature qui revient au galop.
Je m'en veux de mes écards tropicaux.
Mais c'est le manque de la terre.
Le mal du pays.
Je ne sais plus d'où je suis.
Je sais d'où je viens.
Je sens les fluctuations de la trajectoire.
Je ne suffoque jamais.
C'est une apparence.
Je rêve.
Je pense ma terre.
Cacao.
Café.
Miel.
Coco.
Je redécouvre le plaisir de l'huile de coco pour la peau, les cheveux.
Et la corde indonésienne vibre en ce moment...
Eau de bleuet.
La lavande.
Je suis possedée par les Lavandières.
Une vieille Banshee marécageuse qui sonne l'heure du trépat parmi les lotus noirs.
Fleurs d'hiver, j'ai les graines.
Je cherche des p(eau)ts, des jardins peut être?
Des enflorescences, des moments de magie.
De la poèsie secréte.
Du parfum des Fleurs du Mal, dans les théories de Baudelaire sur l'Art, ces fabuleuses traductions...
Poe...
Une nuée de noirs oiseaux, la calligraphie d'une grande dame dans le ciel, m'a emporté.
Je cherche les ailes.
C'est lui qui m'a trouvé.
Déjà trop loin.
Depuis la peur, le dégoût, la hantise.
Surmonter encore.
Moi qui me suit toujours sentie différente, il m'a rendue à ma conscience.
C'était comme un sommeil lent.
Plus il s'approchait, plus tout s'écroulait.
Balayé ce qui devait l'être.
Je me suis allongée de nouveau au sommet de la montagne.
Le soleil n'a jamais été que lui maintenant que je le vois.
J'ai aimé ses bras.
J'ai aimé sa force.
J'ai contemplé ses écailles.
Pétales de nacre sur un sol d'hiver.
Je suffoque.
Si je m'abandonne.
Je pardonne pour le maintien d'un certain équilibre.
J'essaye d'exprimer.
Je me sens en cage.
Je sens de nouveau les filaments au bout de mes doigts.
Les tremblements.
Les vagues.
Le vent.
Le souffle.
Leurs voix.
Leurs corps.
L'enracinement.
La noyade.
La chair morte et putride sur la pierre froide.
Les corbeaux m'ont dévoré.
Le bûché a brûlé.
Combien j'ai eu froid.
Depuis je suis dans un espace où j'oses à peine me mouvoir.
Peur de la faute.
Peur de me tromper.
Peur de la douleur.
Surpassée.
Trépassée.
Zombies.
Et eux au milieu des décombres.
Dans les traces des pieds de lotus de la déesse.
Le monde n'est pas qu'un tas de décombres.
Peuplade d'ombres.
Citadelles de cristal.
Je tâches d'écouter le chant du monde.
Un rien m'agresse.
Je suis sensible.
En tous points.
En réalité, d'une extrème délicatesse.
Mais je n'aime pas faire de chichis.
J'ai le soucis de l'importance, de la nécessité.
J'essaye en tous cas.
J'aime effleurer la terre.
Quitter le monde animal.
Me tendre en coeur avec les arbres.
Je reprends place différement.
Mon corps est feuille au vent.
Racine dans la terre humide.
Germes superbes, en rayons de soleil flirtant avec l'eau.
Bi-Chromatie.
Ombre et lumière.
Silence et Parole.
Lui que je découvre.
Moi qui s'évapore.
Lui qui me recouvre.
Moi qui tourbillone.
Et la fléche tranquille.
La fléche sûre, de bois tendre, effilée, mûrie.
L'arc du bosquet de lierre tendu.
Je ne suis belle que part lui.
Et trop tôt, déjà trop tard, les heures ne passent plus.
Il est dans le vent qui caresse mon visage.
Je le vois dans les feuilles qui jaunissent, dans les dorures végétales sur le sol, les gouttes sur les vitres et dans le goût de ce que je mange.
Peut être qu'il m'habite.
Peut être que je l'éloigne.
Je le rappelle.
Il me dépasse.
Il me surprend.
Il me fait rougir et j'en frissonne.
Je me débats avec la peur.
Mon coeur est lourd, il me soulève.
Il m'emporte si loin que j'en oublies ma nature même.
Je disparais dans la vibration.
Je le guette, parfois.
D'autre je ne l'attends pas, j'ouvre les yeux, je le vois.
Il me fait sentir Autre. Pas différente.
Un océan de larmes.
Je suis seule autrement.
Parfois je respire difficilement.
Alors j'attends, je m'en veux et j'attends.
Il respire en moi, et j'ai peur de la prochaine fois.
Peur du contact.
Je me sens fragile, en perpétuelle effondrement, avec un flux ascendant qui s'amuse à circuler autour de moi.
Ou bien à l'intérieur duquel je suis qui circule en moi.
Je ne sais plus où est l'ici.
Je suis ailleurs.
Tellement présente pourtant.
Tout autour de moi est terrifiant.
Je sais vers quoi se tourne mon coeur, l'essenciel est là.
La petite fille qui grignotait des biscuits au citron et qui aimait la confiture de myrtille ou le miel a envie de prendre le thé, comme à la maison, avant, loin, trop loin.
Enroulée dans la chaleur, même par temps couvert, dans une grotte gelée.
Les cils plein de neige, le dos contre un arbre, les yeux fermés.
Petite fille fragile bat trop fort dedans en ce moment.
Les pieds nus sur la berge d'un lac, les cheveux défaits.
Sous les vents, dans le courant.
Palpitation.
Trop fort.
Beaucoup trop fort.
samedi 5 novembre 2011
Parfois je respire difficilement.
Alors j'attends, je m'en veux et j'attends.
Il respire en moi, et j'ai peur de la prochaine fois.
Peur du contact.
Je me sens fragile, en perpétuelle effondrement, avec un flux ascendant qui s'amuse à circuler autour de moi.
Ou bien à l'intérieur duquel je suis qui circule en moi.
Je ne sais plus où est l'ici.
Je suis ailleurs.
Tellement présente pourtant.
Tout autour de moi est terrifiant.
Je sais vers quoi se tourne mon coeur, l'essenciel est là.
La petite fille qui grignotait des biscuits au citron et qui aimait la confiture de myrtille ou le miel a envie de prendre le thé, comme à la maison, avant, loin, trop loin.
Enroulée dans la chaleur, même par temps couvert, dans une grotte gelée.
Les cils plein de neige, le dos contre un arbre, les yeux fermés.
Petite fille fragile bat trop fort dedans en ce moment.
Les pieds nus sur la berge d'un lac, les cheveux défaits.
Sous les vents, dans le courant.
Palpitation.
Trop fort.
Beaucoup trop fort.
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