samedi 21 mai 2011
"I saw 3 shooting stars, thou hast seen? no, four!"
Oiseau-lunettes vert * Baleine à bosses * Dauphin * Stégosaure * Corbeille d'or * Bois de fleurs jaunes *
Il y a un rocher de lave où je m'assoies dans mon Wonderland à moi, d'où on voit cette baie, et je trépignes d'impatience pour y voir les baleines venir se reposer.
Cet oiseau... c'est un peu le colibri d'ici.
Quand j'étais petite, à la Vavangue, j'aspirais le nectar des toutes petites fleurs de Corbeille d'or comme lui.
Un souvenir d'enfance parmi plein d'autres que je revis avec ma fille aux abords de la Ravine du Bernica.
Un quelque chose qui résonne entre ce dessin, le sari que m'a offert ma grand mère cette année, et ce pendentif, cette reproduction ramenée du Louvre par mon grand père quand j'avais 14 ans qui quand je lui avais demandé une explication m'avait dit que c'était un talisman que portait une princesse-sorcière.
Il y a des choses dans la vie qui semblent tracer votre route...
Ca ne m'a jamais quitté.
Et j'ai même l'impression qu'avec le temps qui passe, ça devient de plus en plus évident, de plus en plus fou aussi.
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Quelles sont ces choses justement ? Celles qui forment ta route ? le lien avec le talisman, l'enfant, la nature ? :)
RépondreSupprimerJ'aurai tellement de choses à dire là dessus, c'est tout ce que je dessines en ce moment.
RépondreSupprimerTu vois, le truc fou, c'est que j'ai cherché longtemps d'où venait précisément cette reproduction. Mon grand père est un homme très croyant, catholique de base, mais pour comprendre sa vision il faudrait lire les poèmes de Monseigneur Aubry par exemple, l’évêque de La Réunion, qui est un de ses amis d'enfance, comme l'a été Jean Albany.
Ca a une importance cruciale, parce qu'il faut comprendre ce que c'est être créole...
Mon grand père est un homme très cultivé, c'est un poète, un écrivain, avec une connaissance pointue de la nature, il a été le père que je n'ai pas eu, et petite, entre sa bibliothèque, le jardin, ce qu'il me racontait et les mots de ma grand mère, j'ai eu la chance incroyable d'être nourrie comme on l'est rarement enfant.
J'étais la seule petite à l'époque, pendant longtemps, souvent chez eux, et c'est resté mon lieu favori pour tout ça, pour tout ce qu'ils m'apportaient.
Quand il m'a offert ce pendentif, je venais de quitter le Conservatoire.
Mon grand père ne laisse jamais rien au hasard, et je le soupçonnes de m'avoir donné le minimum d'information pour chercher par moi même.
Il m'avait juste dit que c'était une reproduction faite à partir d'un bas relief.
J'ai découvert d'où ça venait en ouvrant un livre à la BPI, enceinte d'à peu prêt 4 mois, poussé par ce je ne sais que...
Je venais de ressortir le pendentif...
Je me souviens encore assise par terre la sensation que ça m'a fait de voir ces 3 apsaras, une avec un éventail, l'autre avec le fameux pendentif, énorme.
En plein coeur de ma grossesse, je me suis retrouvée projetée dans mon enfance et mon adolescence, dans mes rêves d'enfant.
Depuis 2 ans particulièrement j'avais accès mes recherches en Arts Plastiques en lien avec la danse.
J'étais particulièrement fascinée par la Salomé/Hérodiade de Gustave Moreau, une danseuse fatale vêtue comme une princesse indienne, à partir de photos d'un ami qui a l'époque voyagé en Inde, et lui ramenait des clichés des temples.
J'ai beaucoup étudié celle qu'on surnomme la Salomé Tatouée.
En fait le "tatouage" est un bijou qui recouvre tout le corps. (Note la présence du Lys...)
Un an plus tard, j'ai trouvé (ou alors elles m'ont trouvé?) les 2 statuettes, celle de Dewi Bawang et celle de Dewi Shri.
RépondreSupprimerL'Indonésie... La balançoire...
Je t'avais raconté il me semble que plus jeune, j'étais amoureuse d'un métisse balinais, qui m'avait offert cette fameuse BD de Yoko Tsuno, où elle voyage entre l'Indonésie et le Cambodge pour sauver une jeune danseuse vierge qui doit être sacrifiée au volcan.
Et puis Julie...
Rapport à la Nature, je rêvais au début de l'adolescence de mon lit, de la maison, et de la terre tout autour, ça s'ouvrait comme un volcan, mais la lave était de la lumière colorée, explosive.
C'est ce que je ressens quand j'ouvre tout mon être à la Nature qui m'entoure...
Le rapport à l'eau est primordiale dans l'histoire.
Je viens d'une famille de surfeurs, entre autre.
Pour ce que ça laisse en moi, la sensation que j'ai parfois d'avoir comme des signes de la vie, des choses qui se trament au dessus de moi et qui vibrent dans ma réalité, c'est toute une somme de choses qui se passent.
Du sari improbable que ma grand mère m'a offert cette année à ce qui m'a poussé depuis toute jeune à me tourner vers l'Asie.
Cette évidence, cette volonté féroce de vouloir accueillir des nagas sous ma peau, ça s'éclaire maintenant en pensant à tout ça.
Quand je rationalises, je me rappelles juste mon amour pour le surréalisme, et cet espèce de réflexe que j'ai de chercher les liens entre les gens, les événements, ce qui se trame derrière l'illusion de la réalité, de ma réalité.
C'est comme avoir choisi d'avoir appelé ma fille Maelys, et d'avoir su ensuite ce que Mae Thakian Thong signifiait profondément.
Ca me bouleverse quand je repenses à cette balançoire sur la plage au dessus de l'eau en Thailande, à cette Dewi qui a croisé ma route juste la vieille de me faire tatouer mon arbre avec... mon aiguille et mon crochet.
Et l'arbre à lui seul me ramène à mes grands parents, à la Vavangue, à cette part de ma vie hors du temps et de l'espace.
C'est toute une trame complexe et au fond c'est simplement ma vie, des événements, des rencontres, des choses qui s'entrecroisent et me laisse le goût d'un quelque chose de plus grand que moi.
C'est très personnel et en même temps ça ne m'appartient pas.
Je pourrais te dire aussi que mon petit frère refusait d'aller chez mes grands parents du jour où enfant il a rêvé d'un tigre féroce devant le portail.
Ca m'arrangé bien je dois dire, j'étais toute seule et tranquille comme ça.
Ou encore qu'il est allé en Indonésie un an avant que je tombes sur les statuettes des Dewis toutes poussiéreuses dans une boutique de la rue Mouffetard.
C'est tellement de choses...
Si je devais résumer, je pourrais dire
RépondreSupprimerVavangue
Tout simplement Vavangue
Vavangue pour vavanguer
Marronner en plus doux pour l'oreille
Avancer en me libérant de toutes les chaînes avec lesquelles on m'a entravé
En partant de ce lieu, de mon histoire dans ce lieu, de l'histoire de ce lieu
Quand je marche, je suis libre
Quand je danse, je suis libre
Quand j'avance dans l'existence, je veux me libérer en suivant le rythme de l'univers