mardi 13 décembre 2011

des salomés des dakinis
des
 femmes stressées
 des tresses
des métisses
 des enflammés
des décalés
des iridescentes
des sublimes iris sensibles et fulgurants
des orange douce et violentes comme la terre
violettes
circonstance
moquerie dhalia
vermillon
supernovas
stone age
freya
épines noires

après des jours de végétal, le vin et le fromage on eu raison de moi
le fromage frais aux figues et noix, avec une pointe de miel, après un chocolat noir à la menthe
un vin chaud avec zatte orange pamplemousse poivres roses cannelle miel cardamone
à peine le parfum du nam pla
à peine le parfum du saumon fumé
je m'enlises... sans craquer
juste le lait
sinon je humes
je m'accroches aux algues nori comme une malade
au riz plus que jamais
au curcuma
au crocus
aux graines de tournesol
je rejettes  les oeufs même s'ils m'ont eu dans la sauce samouraï de manière insidieuse
je préfère la crème de soja avec de l'ail écrasé et du piment genre thaï pour le poulet mais sans poulet
la pâte de curry vert qui fracasse avec du miso en tartinade
furieux avec des champignons en lamelle
et un rêve de beaufort...
des endives
de la roquettede
la mâche
de la menthe
de la coriandre fraîche
de l'aneth aussi
de la sauge
du romarin
du basilic
de la tomate fraîche
beaucoup d'ail
du parmesan...
en douceur le lait italien
la mascarpone
le brebis
le chèvre cendré
roulé dans la pistache écrasée
et le wazabi
brick ultra légère dans un champ de mimosas
avec un thé vert à la menthe
du lait d'amande
au coquelicot
à la violette
moins à la rose
de l'anisette
des liqueurs de fruits pour les vin chaud, les compotes, les tartes, les dissolutions d'huiles essencielles dans le miel
le cyprès
un équilibré boisé, furieux et transgressant qui m'enserre la gorge depuis un moment
stabilisé dans la mousse et le lichen
caché sous le pétillant des agrumes
mais avec une note plus sour, plus chaude
comme... un zeste de pamplemousse confit
un santal meurtri
un piège, une trappe

un vanne videun
durum posé sur la plaque du four
un peu d'avocat
avec la frayeur du gras
comme celui pour les légumes ou la soupe
la cuisson au bouillon
la tentation de la vapeur
et seulement la vapeur
mais ce four, ce feu, cette flamme
celle qui sublime les épices
les noix
celle qui relève le craquant imperceptible des légumes ou des fruits
le caramel
prison de sucre
nappes de blond, de brun
tentation du cacao brut
du songe, le taro
le sésame noir qui fait des clins d'oeil au pavot et au pin
le piment rouge confit au gingembre et au tangor
sur fond de papaye
un lotus endiablé
une matinée lointaine dans les fougères, la vanille, les arums, les puissants sugi et la terre humide
l'eau glacé, du chlore, une piscine
un bassin aux côtes lacérées, rapiécées, retaillées
chérie jusqu'au désastre

délicatesse et violence
violence de la pierre brute taillée
poreuse
cristalline
coupante
pointue
piquante
dentelle de vacoa
jacquier
manguier
hibiscus
jamblon
combava
ceriz péi
petite et fraîche
acidulée
comme sur le départ

une explosion pure et simple dans la fumée

une problème irrésolu
entre le vernis et le henné
l'indigo
la pourpre
le curcuma

Sita qui tremble dans les flammes

des anges impossibles
entre un cygne noir qui hurle
un paon blanc
une nuée de corbeaux bleus

une sphynge
et j'insiste
pas le Sphynx
la sphynge

l’irremplaçable maitresse
l'impact indicible
le coma liquide
les sphères d'oxygène
les neurones
les céphalés
les corrosions entre les individus autour
les branchements
les encrages
les effacements
scars

le déchet métalique, déglingué le tic tac de l'horloge

poubelle

suave
fruit de la passion
vert
arbousier
stone


un cygne furieux et fier

une trace indivisible
une absolue quitescence
une armée tiède
des chaudrons ouverts
des fours remplis de sable
des feuilles vertes noyées dans l'eau

une danse macabre savamment organisée

errer dans les couloirs de pierres sombres de Perse
ouvrir les parois de l'océan caché sous la pierre
sentir le feu
sentir l'odeur du metal qui fond
celui de la poudre qui s'enflamme
des papiers rouges qui jonchent le bitume
danse de pétales de flamboyant dans le vent tiède
dans le jaune des herbes roussies

au pied du mûrier
comme une alerte
sous le conjac
dans la roseraie
au pied des lataniers
dans l'ombre des mimosas écartelés par le lierre

gort
vert
wazabi
rose
lait cerise
riz gluant cerisier
cacao amer
très
mais radoucie par le lait de coco
les rivières de palmiers

le désastre du lait d'ânesse

l'insupportable mousson
le riz trop précieux
trop rare
les champs sous la glace
Elea
qui croise Ophelia
qui se laisse porter par le taureau blanc Europe
fuyant les opiacés
les soirées mondaines
les costumes italiens
et Gargantua

quelque chose qui relate de la blancheur de la peau
du bronze de ceux qui travaillent
du bronze de ceux qui s'exposent
de l'airain bleu de nuit de ceux qui s'étendent
du sang de buffle sur la pointe de la fléche
du roulement de tambour quand le poison de la grenouille pénètre le métal
le craquement sous la dent des chenilles
cocons suspendus en équilibre
rouet pour la soie
métier à tisser
aiguille à broder
teinture d'indigo
teinture de curcuma
chercher un rouge
un carmin
un prune matinée de vert électrique

un tableau de Friedrich
seul face à l'équilibre
mais plutôt penchant Goya
Terroriste
un rien Renaissance
terriblement Steam Punk
une grotte de rouages mécaniques, d'arrêt sur image, de convenance
de circonstance
de cris dans un square
d'une flamme bleue
de silence
de pluie qui glisse dans les gouttières
éventrations du fer forgé noir
faire parler la fée verte
lui arracher les ailes
la trouer de lin blanc
de cicatrices d'opium
de sérum glu-colique

une gargouille et des oiseaux
des crânes plein les catacombes
un poisson qui se tord
peau raccommodée sous l'aiguille qui trace des fils d'eau
une possession par les Lavandières
une fluidité électrique digne des plus furieuses sirènes et des plus grandes harpies
une sarabande de Lilith
un éclat de Fournaise
un Montparnasse qui sillonne Montmartre
caché dans les lumières du Val de Grâce

l'ange blessé
la muse impitoyable
le sort
l'abus
la calomnie
l'usage
l'image
la décadence
l'abstraction
le vol des oiseaux noirs
les ailes grises des séraphins
les couleurs des chérubins
et la corde qui danse

l'éléphant
Dyonisos
l'alcool
la danse
le corps
Apollon
l'application
l'étude
le savoir-faire
la qualité de reliure
l'ouvrage
Hegel
Burke
Stradivarius
Marquis...Immonde
Périmé
Enfermé
au placard
entre 4 murs
sous une gouttière pleine à craquer d'eau de pluie et de poussière
d'éclats incertains
dans la fumée d'une cigarette
sous l'eau tiédie par la roue de voiture, dégelant le macadam  
la morsure du froid
la pluie perçante
une idée de neige colorée
un paint ball amélioré
Tinguely encore
le choix de l'atelier
l'école Parnassienne
l’allitération et le pouvoir
la confiance
le plan
le plein pied
l'escalier
le vase
la terre
le geste
la taille
l'extase
la tourmente
les Rhénanes
Les lotus noirs
la dentelle sombre
l'étroitesse d'esprit
la vulgarité
la taille et la ceinture des grands âges
la classe indécente

Sartre
et toute la colère d'une femme philosophe
en amazone
fertile et sereine
concréte
les fesses dans l'eau
l'Observatoire
Rembrant
De la croix
Georges Rousse
Anish Kapoor
la symétrie
les axes
la poudre
faire parler la poudre
l'albumine
idolâtres...


Parnasse
l'ange Valérien
ne plus vouloir que les couloirs, la table, les chaises, le sol, et la hantise de Moreau
jour et nuit
nuit et jour
à en mourir
rêver d'eau forte, de taille douce, de sérigraphie atypique
d'encre de seiche et d'épices combinées
de soie, de lin, de chanvre, d'alpaga, de lapin, malgré tout
de lynx tapis dans les arbres
de panthère une griffe dans la sève de la liane
d'un renard blanc engouffré dans la neige
de pas lents dans le froid
des noms de la neige
des tapis de fleurs
larmoyant
cloches de verre
aquarium
bulle
nappe
nappe fréatique
courant glacé
gel
verre
glace
vert
mousse
lichen
mouchoir brodé

douleur du bois qui tremble
effeuillage
somptueuse émeraude
agathe mousse
contorsion de jade
corail rouge sauvage
tourmaline melon d'eau
fluorine
opale
moonstone
unravel

support/surface
viala

démonte
produit en série
pop art
sérigraphie
cheval en arrêt
pleine course
photographie
ancienne, racornie, au bord dentelé, légèrement jaunie
papillons pliés savamment
histoire de temps qui passe
collecte de souvenirs
paysage urbain uniquement
découpage
affûtage
c
o
l
l
a

g


e

me sentir glisser dans mon corps
incendiée par Pina, dévastée par Graham, pillée d'outremer
Duncan aux pieds nus

ladybird


des bas noirs
inconscience
unbreakable
Louise Bourgeois abyssale
obsession de la feuille musicale
Tic tac Tinguely qui s'occupe de la poupée de Bellmer
Aoutch
mon cœur ne bat plus

je me consume
consomme
disparaît
étreint la cigarette
caresse le sol
vampirise l'espace
oh non
vampirisée par l'oxygène qui m'ordonne de rester
tout est abjecte et parfaitement insupportable
la tonalité
la vibration
l'articulation
l'indolence
les mains ouvertes et libres
le désaccord
l'impatience
l'inquiétude
le flux
le flot
l'afflut
l’affutage e
le confluant
l’afflux
le reflux
la
g
o
u
t
t
e
l'
oubli
le dharma 
ton équilibre
le mien
et les eaux qui tremblent

Lalita
Tara
les prairies, les vallons, les déesses cachées sous les feuillages
les Vierges Noires
Les sorcières brûlées vives
Les femmes médecines
Les femmes qui dansent
Les femmes qui marchent, qui avancent, qui s'embrasent, qui aiment et se soulèvent
La vie qui a horreur du vide
la psychiatrie orgueilleuse
la saveur de l'anglais

le dandy incontrôlable
le fond saltimbanque
Poe
Shakespeare
Wilde
le Romantisme
je suis une vieille femme décrépie
j'aime mon cabinet de curiosités
mes jouets périssables
mes pierreries camouflées
mes courbes qui dansent
Salomé tatouée
le ventre vide
la dissolution absolue
laisser moi

des étoiles
des fleurs
mes pieds qui saignent

ma peau mordue
ma peau tannée
cicatrices
temps
hours
tension du visage
fatigue
travail
obscures heures de tristesse où la nuit, sour, solide, solitude
glace arrosée d'alcool flambant
combustion
la patine de la pierre ravinée
Leconte de Lisle

je cherche un homme qui saurait me parler

un enchantement dans les étangs
un étrange filet
Mercure
l'éther
la délivrance


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