tais toi mon coeur...
mon vin chaud
manque du sirop de violette
manque une toile grand format
de la peinture
en plus pratique...
mon machin à capuche gris dentellé
il va finir en doublure je crois
une robe 3/4 bleu turquoise qui se prend pour de la soie dans ma tête
à qui il manque un peu de chaleur
une fermeture correcte
des ailes
de danse en voiles
de mort
du bois de cèdre
des antennes cachées dans les feuilles mortes
des araignées dans les arbres
des fourmis qui maternent des papillons
un masque vénitien
Colombine mille fois plutôt qu'une
avec des larmes incandescentes
la peau qui craque enflammée
les yeux qui crachent de l'encre
la bouche pleine de fumée bleue
une sphère unique
du vert de gris
de la rouille
des fers délestés
des clochettes qui ricochent dans l'espace
la Toscane
les plateaux caillouteux
la pierre, l’albâtre, la chaux qui s’effrite
le bleu terrifiant
le gris
le noir
le cuivre
le vert mousse
la corrosion
le rouge
le grenat
le vif argent
et la conjoncture
le saphir et les perles
le grenat encore
mais nimbé d'améthyste
les rivières de perles
en filet de pêche
tramé par le lierre
l'éclat des physalis
dans le jonc
et les volutes de lumière
des lampes vitrail émail
du tressage de vacao
des tentes pleine de résine
des coques rigides
des coquilles de noix
des déserteurs
des pirates
des voiles
des tentures
des ouragans
des
larmes
des armes
des citoyens
des reines
des fleurs
des abeilles
des brins d'herbe
du sommeil
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