Un appel du vide
Un hors champ irréel
Un désaccord
Une note cinglante en réponse à ce qui est abjecte
On peut très bien invoquer la morale sans être une nonne
Peut être femme sans avoir à choisir entre la vierge, la pute ou la démone
J'ai vu trop de harpies
Elles tentent encore de s'arracher les parts d'un corps bien vivant
Il y avait des incantations, des cimetières
Je suis montée sur la pierre alors
J'ai gravi la montagne
Je n'en reviendrai pas
Mon coeur y est
Je m'y plais
J'y suis
Je suis...
J'y suis de mémoire
J'y suis dans le silence
Et je suis toute ailleurs à la fois
Occupée et sereine
En dépit de tout
et de tous...
Avec et surtout aussi
syncope
don't be so afraid
la confiance
si tu reconnais le même, et que le même résonne en toi
que fais tu de la confiance?
je parle d'humanité, tu déverse tes émotions
en pagaille, syncopées
tu lis entre les lignes ce que ton coeur veut bien te cacher
ainsi tu t'ignores
il a dit: "ne pars pas d'ici maintenant"
il répéte: "tu as déplacé quelque chose d'important aujourd'hui"
il ajoute: "ne sois pas si sûre de la finalité des choses
ainsi tu peux comprendre la force de ton être"
j'ai répondu
il n'aime pas ma tristesse, et se sent coupable de mon chagrin
il observe ma colère et me donne raison pour cette fois là précisement
et d'autres encore
ainsi l'on voit l'ange aux ailes sombres déployé ses armées
et ceux sont toujours les mêmes qui rejettent la faute
ceux là même qui s'ignorent
ceux qui se repoussent entre eux
affamés, assoiffés, toujours plus appauvris par leurs émotions dévorantes
ceux qui attendent de battre ou de se faire battre
si peu respectueux de l'être en soi
ceux qui ferment les yeux
ceux qui tournent leur regard dans une direction sans envisager la trajectoire
ni même les rebonds avant, les discordances et les visages
nombreux les visages
obscurs les murs où se cachent les offrandes
sombres les offrandes
délectation de la noirceur
sentiment qui n'en est plus un
qui n'a plus rien d'humain
et ils nourrissent le chaos qu'ils appellent
j'étais à la cime d'un arbre quand je les ai vu brûler
il y a des feux qui consument
il y a aussi celui qui ne s’éteint jamais
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire